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Une iliade anconitaine

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« N’ayant plus d’yeux pour ce qui les entourait, ils perdaient de vue toute réalité ; le proche leur semblait
ennuyeux et banal, le lointain était soumis aux caprices de leur imagination.
C’est ainsi que le proche comme le lointain sont tombés dans l’oubli. »
Rainer Maria Rilke à Clara Rilke-Westhoff, Capri, villa Discopoli, 25 février 1907.
* Jusqu’à la fin, à chaque hiver, les collines calmes se contractaient de givre émeraude ou, lorsque quelques vents désorientés, quelques brises sableuses soudainement détournées du Sud saharien s’infiltraient, se dilataient sous la translucide respiration d’une rosée ocre, immobiles, au bord de l’ébauche. Ainsi de l’été, ou de l’automne, ou du printemps. Les saisons d’un autrefois tempérant, avaient cette capacité physique de mordre le temps, de lui accorder un goût rance ou

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